Jardin de la Sauvagine

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Tableau de A.W Delobelle
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mercredi 18 décembre 2013

La Faune du Yellowstone (2) - Des chipmunks aux grizzlis - Texte de Daisy Demoor sur des photos de Roland Clerc

Des chipmunks aux grizzlis



Tout mignons dans leur costume rayé,
 les chipmunks débordent d’activité et de hardiesse.
 Les Canadiens les appellent parfois « Petits Suisses »
 en raison de la similitude de leur pelage
 avec la tenue des gardes suisses du Vatican.
 Leurs terriers sont construits en forêt
 où ils trouvent de multiples cachettes
 pour se camoufler en cas de danger.
 Un prédateur survient ?
 Ils émettent des cascades de cris stridents 
qui déconcertent l’agresseur
 et leur donnent le temps de fuir.
 Animal solitaire,
 le chipmunk ignore généralement ses congénères
 sauf en période de reproduction
 ou lorsque les femelles élèvent leur progéniture.



Les forêts giboyeuses constituent également l’habitat
 des cerfs-mulets, de sympathiques herbivores
 protégés des intempéries par un pelage épais, serré,
 parfaitement adapté aux conditions hivernales.
 De grandes oreilles, une excellente vision


 
Les mâles peuvent repérer et suivre visuellement un intrus sur de longues distances. Ces étonnants cervidés  aux pattes rigides se dissimulent alors entre les broussailles ou se sauvent en bondissant comme des lapins.



Accompagnées d’agneaux enjoués, les mouflonnes en robe pâle évoluent dans un milieu des plus sauvages qui leur fournit herbes, pousses de sapin et plantes basses qu’elles affectionnent. 
Elles recherchent avidement des roches chargées de sel  dont elles sont friandes. 
Mâles et femelles mènent leur vie chacun de leur côté pour se retrouver en période d’accouplement.
 Cette espèce est l’une des plus résistantes aux variations 
extrêmes d’altitude et de température.




Un corps svelte et musclé, taillé pour la vitesse…. 
Quand le coyote court, il a toujours ce regard fuyant
 qui lui donne un air roublard.
 Il vit en meute mais préfère chasser seul. 
Il s’aventure alors hors du bois, en restant constamment sur ses gardes, surveillant tout pour disparaître comme par enchantement
 quand un danger le guette.
 Si de petits mammifères constituent l’essentiel de sa nourriture, cet opportuniste ne dédaigne cependant pas fruits, oiseaux, serpents, poissons…. Tout dépend des disponibilités du lieu et du moment.
 D’une taille intermédiaire entre le renard et le loup, il a dû trouver des solutions pour survivre car ses populations ont été fortement massacrées par l’homme. Les entendre hurler en pleine nuit, c’est prendre pleinement conscience de la provenance de leurs chants qui semblent nous parvenir depuis les profondeurs de l’humanité. 



Les grizzlis des montagnes sont de grands solitaires. 
Avant l’hiver, ils vagabondent dans des biotopes façonnés
 par des catastrophes naturelles fréquentes. 
Museau au ras du sol, ils se gavent d’herbe, de baies et de toutes sortes de bestioles, même de charognes à l’occasion.
 Se nourrir, c’est leur seul souci !
 Ils ne disposent que de très peu de temps pour reconstituer leurs réserves et se maintenir en vie durant une longue hibernation. 



Ne les dérangeons pas !
 Waterton et ses fabuleuses lumières célestes nous attendent.

Mais rien ne vous empêche de patienter sur le merveilleux site de Roland Clerc.
Du nouveau  sur les chamois.
Cliquez ICI  Faune-Valais

lundi 9 décembre 2013

Les Pronghorns de Yellowstone, Texte de Daisy Demoor sur des photos de Roland Clerc

Les Pronghorns de Yellowstone



Des poils drus, cuivrés ou fauves qu’ils orientent à volonté…
 un ventre blanc… des bandes claires sur la gorge….
 Les Pronghorns ou antilopes d’Amérique s’élancent à toute vitesse dans les hautes herbes des prairies de Yellowstone.




 Ces mammifères sont les plus rapides et les plus endurants du continent américain. Leur adaptation à la course résulte d’une stratégie ancestrale qui leur permettait d’échapper aux attaques des pumas.




 Selon l’altitude, la période des amours s’étend de fin août
 jusqu’à la mi-octobre.
  Des taches sombres près des oreilles et un masque noir sont déterminants pour aider les mâles à établir leur supériorité hiérarchique. Commencée au printemps et en été, la constitution du harem s’intensifie juste avant le rut. La tâche est rude surtout quand une rivière aux eaux tumultueuses sépare le prétendant des femelles qu’il veut séduire.


Accompagnée de ses jumeaux,
  une mère s’apprête à rejoindre la petite troupe.

Territorial comme le chevreuil,
 l’ongulé tente de les attirer sur son domaine délimité par les sécrétions odorantes de ses glandes sous-cutanées.
 Il a fort à faire pour surveiller une harde qui passe la majeure partie du temps à brouter graminées et feuilles charnues d’une valeur nutritive essentielle à la reproduction. 




  Le pronghorn s’impatiente ! 
Coiffé de végétaux arrachés sous l’effet de l’excitation, peut-être aura-t-il  plus de charme ?
  Quand enfin, une femelle est réceptive, il trotte vers elle, la poursuit, agite la tête, l’effleure de sa langue en produisant un bruit de faible succion.
 Seuls, les mâles dominants ont le privilège de s’accoupler avec ces jolies dames au taux de fécondité élevé.




 Au début du 19e siècle,
 on comptait 30 à 60 millions d’antilopes en Amérique du Nord.
 Comme les bisons qu’elles côtoient parfois lorsqu’ils déboulent des forêts, elles ont presque été complètement exterminées.  Actuellement,
 l’espèce est protégée et des mesures sont prises pour permettre aux effectifs de s’étoffer gentiment. 




lundi 11 novembre 2013

Les couleurs de l'automne, avant le blanc qui s'installe, sur des photos de Roland Clerc. (Réédition)


Roland Clerc nous fait un cadeau somptueux,
 de son regard, il nous offre une corne d'abondance.
De l'or plein les yeux.
Profitons en, avant qu'il ne se transforme en or blanc,
pour notre plaisir








Roland Clerc nous précise:
L'automne s'est paré de milles couleurs et les mélèzes sont au paroxysme de leur métamorphose
Mais tout bientôt le bonhomme hiver viendra lui rappeler qu'il devra bientôt céder la place

mardi 25 décembre 2012

"Les athlètes du Gran Paradiso"- Texte Daisy Demoor - Photos Roland Clerc

En ce jour de Noël,
Vous pourriez penser que je posterais un joli conte.
Mais oui, bien-sur,
même s'il semble un peu dur,
mais la vie n'est pas un "long fleuve tranquille".
C'est un peu tout l'espoir qui naît en cette belle journée.
Roland Clerc aime à affronter ce "Gran Paradiso",
il nous offre des images sublimes de cette lutte pour la survie.
Nous pouvons y trouver la force pour faire face à nos épreuves,
soyons aussi
les athlètes de notre foi en l'avenir d'un monde meilleur,
un paradis qui nous est promis.
Tous mes voeux vous accompagnent pour que vous ayez cette force en 2013

La Sauvagine


Les athlètes du Gran Paradiso



   
"Le Val d’Aoste, le Grand Paradis et ses 2.494 mètres ! Un relief creusé, au cours des millénaires, par d’immenses glaciers ! L’hiver envahit cet univers extraordinaire.
 Beauté … Fureur… Des paysages féériques, ensevelis sous une quantité inimaginable de neige, des décors fascinants où l’eau se fige en larmes de cristal ….




Royal et volontaire, le grand bouquetin se dresse sur une barre rocheuse. Il défie la nature, déterminé à lutter de toute sa puissance. Il ne courbe pas ses volutes sous une adversité qui le rend plus fort. Sa priorité : survivre ! Il terrassera l’impitoyable géant blanc.




Tous n’ont pas cette chance ! Sous un linceul immaculé, une carcasse ! Une aubaine pour les renards et les gypaètes qui s’en régalent. De la mort naîtra la vie !
 « Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme »





Là bas, des traces. Des ombres qui progressent, résistent….Un froid mordant, des éléments déchaînés, le vent qui hurle, des tempêtes qui grondent, des avalanches imprévisibles…….
La montagne n’admet pas la faiblesse !





Des paillettes  ourlent les oreilles des chamois, parent leur museau d’une houppe granuleuse. Ils tentent de s’arracher à l’étau glacé, d’échapper à ces masses qui les engloutissent. Un sol instable, des dangers masqués….




Le cabri vacille, glisse, se relève. Sa mère l’encourage, fait la trace. Le moindre faux pas peut être fatal. Un abri dans la roche… il faut l’atteindre, trouver quelques brins d’herbe séchée, se protéger des rafales monstrueuses qui déstabilisent.




A plus de 2000 mètres d’altitude, affronter l’hiver au Grand Paradis, relève de l’exploit.
 Les athlètes, les vrais, ce sont ces animaux sauvages qui se battent pour revoir le printemps."

Texte de Daisy Demoor
Photos copyrignt Roland Clerc

Faune Valais Suisse (1 CLIC)
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