Jardin de la Sauvagine

Jardin de la Sauvagine
Tableau de A.W Delobelle
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dimanche 6 décembre 2009

Pointe de Valerette (Suisse) sur les pas de Roland (suite)


Hier matin, c’était un samedi « bout de bois » comme on dit chez nous !...
Je suis parti comme prévu de bonne heure ce matin pour aller à la Pointe de Valerette, (c’est un petit sommet au-dessus de mon village) mais comme je l’avais pressenti, il y avait bien trop de monde par là-haut. Figure-toi, qu’en arrivant avec la voiture, alors qu’il faisait encore un peu nuit, il y avait déjà un gars qui redescendait de la montagne à ski. Devant moi, il y avait deux autres randonneurs qui étaient partis un peu avant, je suis quand même monté mais avec pas trop d’espoir de croiser quelque chose.
A la belle saison, c’est déjà délicat, mais en hiver c’est encore bien pire et le moindre dérangement fait déguerpir toutes les bestioles. C’est dommage, car il y avait pas mal de traces de lagopèdes juste en dessous du sommet, mais en les suivant, j’ai remarqué que les oiseaux s’étaient envolés, probablement dérangés par les premiers arrivés sur place. Dans ces conditions, inutile d’insister c’est occasionner des dérangements supplémentaires très perturbants pour les oiseaux. Pour que les choses soient bien, il faut les repérer de loin et essayer de s’en approcher tout doucement, c’est la seule façon d’espérer réussir.
Ce sera pour une autre fois et probablement dans un autre endroit, dans ce coin-là, je crois que ça ne sert à plus rien d’insister, je perds mon temps et mon énergie dans un endroit qui est maintenant aussi définitivement perdu pour la nature, un de plus !...
Les conditions pour marcher dans la neige n’étaient pas très bonnes, il est tombé environ 50 cm à 2000 mètres d’altitude, mais comme la neige n’est pas encore transformée, elle était comme du sucre et même avec les raquettes, je passais au travers de la couche ..."
Roland Clerc

samedi 5 décembre 2009

Le grand spectacle de l'hiver, première représentation.



Photos © Roland Clerc

Les Bouquetins de Roland Clerc (suite)





"Quelle pureté là-haut, à se demander s’il y a un seul élément perturbateur dans ce coin de paradis, ah oui… juste moi perdu dans cette immensité.
Cette fois je crois que nous sommes rentré de plein pied dans l'hiver !...
Aujourd'hui, tout est déjà complètement bouleversé avec des sommets que l'on devine immaculés au travers des nuages. Il semble que demain la météo sera un peu meilleure et on pourra alors découvrir le grand spectacle de l'hiver qui va nous donner sa première représentation.
Toute la semaine il en sera ainsi avec la météo et la limite pluie/neige va tranquillement s'abaisser bien en dessous de 1000 mètres, c’est d’ailleurs déjà le cas avec la limite de la neige qui est maintenant juste un peu au-dessus de mon village.
Les dépressions vont se succéder et vers la fin de la semaine, il y aura certainement une belle couche de neige en montagne .
Aujourd'hui, je pense automatiquement à mes bouquetins qui sont là-haut dans des conditions qui sont tout à coup devenues extrêmement difficiles. Ces bestioles ont tout de même la vie dure et les journées, les nuits doivent être longues, il faut se déplacer, trouver à manger et... pour les boucs... assurer la pérennité de l'espèce... ils sont courageux !...
De mon côté, je ne sais pas si j'aurais encore l'occasion de remonter et de refaire quelques séquences mais j'ai bien peur que non. Avec toute la neige qui va tomber, les conditions vont devenir extrêmement dangereuse avec des pentes enneigées qui seront pour quelques temps assez instables.Il faudra voir comment tout ça évolue, mais les moyens de progression seront de toute façon très différents, désormais jusqu'à la fin de l'hiver les raquettes ou les skis de randonnées feront partie du paquetage standard et pour moi surtout quelques kilos de plus à porter..."
Roland Clerc

samedi 28 novembre 2009

Sur la Pointe du Mont-Gardy,(Bas-Valais) Suisse- Les Bouquetins de Roland Clerc.





Photos copyright Roland Clerc
Rien n'est gagné d'avance, tout se mérite. Pour Roland, quel courage et quel persévérance, mais quand on a la passion, et quand on aime, on ne compte pas.
C'est une chance pour nous qui sommes parfois dans des régions moins privilégiées, de vivre ces aventures en montagne. Oui, je sais, chacune de nos régions est très belle en nos coeurs, mais nous rêvons toujours de ce que nous n'avons pas, alors, merci Roland, nous te suivrons...

"Je me lèverais en fin de nuit et si je vois quelques étoiles... peut-être que j'aurais la motivation pour partir.
Cette fois, je vais devoir prendre les raquettes et les crampons et c'est seulement une fois dans le secteur des Jumelles que je pourrais juger si je peux m'aventurer dans les pentes.
Avec le mauvais temps, les bouquetins se déplacent aussi un peu et une fois là-haut ce n'est pas toujours évident de choisir les bonnes options, il faut le plus souvent y aller au feeling et ça ne marche pas toujours."

"Je suis parti de nuit… et presque rentré de nuit ...
C’était encore une de ces grosses journées où il ne fallait pas trop réfléchir sur les efforts physiques à déployer.
Ce n’était pourtant pas gagné d’avance, je suis monté comme prévu au sommet des Jumelles, c’est un sommet situé dans une des vallées latérales du Bas-Valais, mais les grands mâles n’étaient pas encore là !...
J’ai juste vu quelques étagnes avec des cabris mais dans ces décors un peu herbeux, ce n’était pas très intéressant.
Alors… je suis redescendu et je suis reparti sur un autre sommet.
Depuis les Jumelles j’avais entendu des bruits de cornes et c’était le signe que des choses sérieuses devaient s’y passer.
Toute la troupe était effectivement sur la Pointe du Mont-Gardy, autre petit sommet situé en face de la Grand Jumelle.
Le rut a démarré, mais pour le moment assez timidement, on voit quelques groupes par-ci par-là et les luttes pour la suprématie du troupeau commencent gentiment.
Et puis avec la chaleur qu’il fait en ce moment, cela ne les stimule pas trop, le plus souvent, ils sont couchés et les coquins roupillent. ......"

"... il faut être au bon endroit au bon moment.
Ce genre d’images, c’est vraiment la galère, les dénivelés sont très importants et surtout lorsqu’il faut visiter deux sommets différents.
Le plus ennuyeux c’est toujours les descentes et dans ces pentes c’est assez pénible, il faut toujours rester concentré dans des terrains où la neige a bien de la peine à tenir sur des herbes qui sont comme des toboggans... "

ça va, vous suivez toujours, les amis, formidable ce Roland !...non ?
ah, les descentes en toboggans, c'est que dans ces descentes là, il n'y a pas un carré de sable à l'arrivée, et pensez à tout le matériel qu'il faut apporter pour les photos, vous comprenez...

"Je ne sais pas combien de fois je suis monté et descendu des couloirs, combien d’arrêtes j’ai visitées, mais à la fin de la journée ça doit bien faire quelques kilomètres..."

et les photos sont superbes, avec toujours la marque 'Roland Clerc' comme je le disais dans un post précédent, Merci Roland pour ce nouvel album à voir ICI.

sur des textes de Roland Clerc, avec quelques notes de la sauvagine.

vendredi 20 novembre 2009

Waterton... là où les prairies et les montagnes se rencontrent . Lettre de Roland Clerc, photographe naturaliste Suisse.



Chers (ères) amis (es) de la nature

Créé en 1895, le Parc National des Lacs-Waterton couvre, au sud-ouest de l’Alberta, une superficie de 505 km2.

Englobant l’un des secteurs les plus étroits des Rocheuses canadiennes, il fut jumelé, en 1932, à celui des Glaciers du Montana pour constituer le premier Parc international de la Paix.

Façonnée par le vent, le feu et les inondations, cette région offre un mélange inhabituel de prairies de fétuque, de forêts, de zones humides et d’habitats alpins.

Aucun autre lieu n'abrite une telle diversité sur une superficie aussi réduite: on y compte notamment plus de 60 espèces de mammifères parmi lesquelles le coyote, le grizzli et l’ours noir. De nombreux ongulés comme les Wapitis, les Cerfs mulet ou les Cerfs de Virginie côtoient de petits mammifères ainsi que des espèces rarissimes d’oiseaux qui évoluent au milieu d’une végétation exceptionnelle.

Le Parc fut déclaré, en 1995, Site du Patrimoine Mondial de l’UNESCO, en raison de la richesse de la faune, de la flore et des paysages exceptionnels qui le composent.

Si le cœur vous en dit, je vous convie à visiter un écosystème remarquable où certaines des plus vieilles montagnes Rocheuses rencontrent abruptement la prairie.




Vous trouverez aussi ce Digirama directement sur mon site Internet :




Bien du plaisir


Roland Clerc

vendredi 13 novembre 2009

Sur les traces de Sitting Bull - Parc National des Prairies.


Chers (ères) amis (es) de la nature,

Réparti en deux blocs le long de la frontière canado-américaine, dans le sud de la province de Saskatchewan, le Parc National des Prairies s’étend entre les montagnes de l’Alberta et les lacs du Manitoba.
D’une superficie de 900 km², il est l’un des rares où l’herbe mixte des prairies est préservée, ce qui lui vaut d’ailleurs son nom.
Il présente un paysage géologique frappant avec des plateaux profondément accidentés dus à l'écoulement des eaux de fusion glaciaire.
Les troupeaux de bisons qui s’y déplaçaient autrefois en liberté ont attiré les grands éleveurs de bétail. De nombreux vestiges témoignent de leur présence et de celle des Sioux de Sitting Bull qui s’y sont réfugiés après la bataille de Little Bighorn en 1876.
Des biotopes uniques accueillent une grande diversité d’animaux menacés de disparition : on y croise les dernières colonies de chiens de prairie, l'antilope d'Amérique, le blaireau d’Amérique, le renard véloce, le coyote, la gélinotte des armoises, la chouette des terriers et bien d’autres espèces encore.
Le Parc fournit aussi des aires d'hivernage indispensables à une variété d'ongulés et des bisons sauvages ont récemment été réintroduits dans le Parc.
Durant un trop court séjour, je n’ai pu observer qu’une partie de cette faune particulière: je vous invite à la découvrir dans ce montage.


Vous trouverez aussi ce Digirama directement sur mon site Internet :



Bien du plaisir
Roland

mardi 3 novembre 2009

Yellowstone national park. Lettre de Roland Clerc, photographe naturaliste -Valais (Suisse)


Nous avons déjà eu la chance de voir sur ce blog différentes photos de notre ami Roland Clerc lors de son périple, l'été dernier, au Parc national du Yellowstone.
Un premier digirama tant attendu vient de sortir,

ce que nous avons vu est un pâle reflet de ce que nous offre ce sublime digirama. Je ne serais donc pas plus long, je laisse la parole à Roland.

ERIC

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Chers (ères) amis (es) de la nature,

Créé en 1872, Le Yellowstone, parc national le plus ancien du monde, se situe dans l’état du Wyoming, à une altitude moyenne de 2.400 mètres. Une petite partie s’étend sur les états voisins de l'Idaho et du Montana. Il couvre une superficie de 8983 km² (1,7 fois la surface du canton du Valais).

En dehors de l’Alaska, il constitue le deuxième parc le plus important des Etats-Unis.

Célèbre pour ses phénomènes géothermiques, il contient deux tiers des geysers de la planète et plus de 10000 sources thermales qui témoignent de la force des activités souterraines.

Ces eaux chaudes facilitent la survie des animaux lors de la période hivernale et font partie d’un écosystème très particulier et rarissime sur notre planète.

Le Parc national de Yellowstone abrite de nombreux grands mammifères: ours noirs, grizzlys, coyotes, loups, orignaux, mouflons, marmottes, cerfs ainsi que des troupeaux sauvages de bisons et de wapitis.

Y sont également présentes plus de 300 espèces d'oiseaux dont le pygargue à tête blanche, le pélican d'Amérique, le cygne trompette, le huard et le balbuzard plongeur.

Cœur d'un vaste habitat naturel préservé, il représente l'un des derniers écosystèmes intacts des zones tempérées et attire chaque année des millions de touristes.

Dans ce paradis incontournable pour les photographes animaliers, j’ai moi-même réalisé, au début de l’été, un reportage dont quelques images sont réunies dans

ce montage.

Vous avez envie de vous plonger dans ces ambiances ?

Enclenchez les haut-parleurs

et laissez-vous emporter par cette création personnelle.




Vous trouverez aussi ce Digirama directement sur mon site Internet :




Bien du plaisir,

Roland

jeudi 1 janvier 2009

Lettre de Roland CLERC aux amis de la Nature. Digirama: DOUCEUR FLOUTEE


Chers (ères) amis (es) de la nature,


«Gardé par des sentinelles en habit vert, l’or végétal transfigure des paysages.

Sur une terre baignée de lueurs orangées, des chamois jouent à cache-cache dans les entrelacs d’une flore aux nuances reposantes.

Des blocs erratiques déposés par le Temps intriguent l’aigle majestueux.

Indifférents à cette énigme, des nuages floconneux caressent les crêtes tandis que des paillettes étincelantes saupoudrent des parois figées par le froid.

Sous un calme apparent, des bouquetins broutent quelques brins épargnés par la neige. D’autres tendent leurs fières cornes striées vers l’azur d’un bleu intense.

Comment ne pas frissonner d’émotion en surprenant ce petit murmurant de tendres confidences à l’oreille de sa mère ?

La Nature prend plaisir à dévoiler ses formes mystérieuses qui, soudain, prennent Vie.

Ses rides, ses articulations déformées par l’arthrose, ses métamorphoses content l’histoire mouvementée de bouleversements millénaires.

Indestructible force, le Noir profond de certaines roches contraste avec le Blanc devenu lumière d’une étendue encore vierge de toutes traces.

Les immenses espaces éblouissants de clarté ouvrent les portes de l’évasion.

La douceur d’un ciel qui enrobe la Terre à l’infini engendre bien-être et plénitude.

Pour fêter l’hiver, les oiseaux se sont parés de leurs tenues de gala, semblables à des flocons sur un granit foncé.

De fragiles sitelles, de délicates mésanges déposent délicieusement, sur l’épais tapis neigeux, de chaleureuses touches pastel empreintes de poésie et de bonheur».*
*Très beau texte de Daisy Demoor
Vous avez envie de vivre par les images un peu de ces ambiances, alors enclenchez les haut-parleurs et laissez-vous emporter par cette création personnelle.


Roland

Vous trouverez aussi ce Digirama directement sur mon site Internet :
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Note de La Sauvagine.
Nous avons eu la chance de découvrir certaines photos de ce Digirama en avant première et sous le vif des sorties en montagne de Roland Clerc.
"DOUCEUR FLOUTEE" nous les refait découvrir avec tant de sensibilité et de sérénité avec une musique choisie pour nous transcender. Encore un pur moment de bonheur qui tombe si bien à propos en ce début d'année qui en fera rêver plus d'un d'entre nous.
Ne manquez pas de féliciter le photographe sur le livre d'or de son site, vous n'êtes pas sans savoir comme les commentaires et vos réactions donnent une satisfaction méritée au photographe.
Encore Merci Roland.

lundi 1 décembre 2008

Lettre de Roland Clerc aux amis (es) de la nature: L'Ouest Canadien.


Chers (ères) amis (es) de la nature,
Qui n’a pas rêvé d’un voyage au Canada et qui n’a pas imaginé découvrir les mythiques Rocheuses Canadiennes ?

Ce projet j’ai eu la chance de pouvoir le réaliser en compagnie de mon ami Jacques Tournel : http://www.digimages.org/


Durant 4 semaines de reportage photographique et un périple de plusieurs milliers de kilomètres, j’ai découvert des paysages uniques et des milieux naturels riches d’une faune incomparable.Sur des territoires plus étendus que la Suisse, la France et la Belgique réunis, j’ai pu admirer un festival de cimes déchiquetées, de canyons, de glaciers et de lacs aux eaux turquoises.
Dans des décors qui ne sont pas sans rappeler un paradis imaginaire, j’ai vécu des expériences inoubliables et des rencontres animalières tout aussi surprenantes. À cheval sur la Colombie-Britannique et l'Alberta, les Rockies Moutains figurent parmi les décors les plus impressionnants du pays avec en toile de fond, des cirques de montagnes aux sommets enneigés qui culminent à plus de 4 000 mètres. À leurs pieds, comme un rappel permanent de la beauté et de la puissance de la nature, se dévoilent d’extraordinaires paysages glaciaires : ici des lacs couleur émeraude, des rivières turbulentes ou des canyons époustouflants, là des glaciers colossaux, des sources thermales ou des forêts denses riches en essences et l’ensemble dans une animation perpétuelle exprimée par la sauvagerie de la grande faune américaine.
Le retour à la réalité de la civilisation moderne a été comme toujours un choc et lorsque l'on a la chance de vivre durant quelques semaines dans une nature libre et sauvage, on a parfois un peu plus de peine de comprendre la façon de vivre des êtres humains.
Le bruit... le stress... la vie trépidante... la futilité de certaines choses... nous renvoient souvent à l'essentiel et à nos vrais besoins.
Durant quelques semaines, pas de journaux télévisés…, pas de nouvelles négatives du monde… en somme rien pour nous contrarier ou nous faire penser que la réalité du monde n’est de loin plus ce qu’elle devrait ou pourrait être.
Vous avez envie de vivre par les images un peu de ces ambiances, alors enclenchez les haut-parleurs et laissez-vous emporter par ces 3 créations personnelles.








Vous trouverez aussi ces montages sur mon site Internet : http://www.faune-valais.ch/


Bien du plaisir


Roland
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