Jardin de la Sauvagine

Jardin de la Sauvagine
Tableau de A.W Delobelle

lundi 30 juin 2008

Une petite histoire de sauvagine au jardin pour les enfants

Bébés HIBOUX MOYEN-DUC

PAON
Envol de pigeons ramiers 


Nous entrons dans le temps des vacances, le temps des escapades, des marches en campagne, des observations, je dédie cette histoire plus spécialement aux enfants et à mes cinq petits enfants.


Tel le peintre devant son chevalet, je m'installe dans la jachère fraîchement fauchée. Cela sent bon le foin, les herbes sauvages qui s'étalent, une ambiance de soleil et de vent.
Mon fils vient de ranger son cerf-volant. Il lui a fait faire des voltiges impressionnantes, guidé par deux mains expertes, mais maintenant la relève arrive, plus besoin de ses mains, mais de ses yeux, des dizaines d'hirondelles prennent le relais rasant les herbes couchées, et c'est vitesse, adresse, virages, les adultes comme les bébés juste affranchis au vol.
Se confondant entre elles, les hirondelles de cheminée, culs-blancs, les hirondelles de fenêtre, une petite bergeronnette de printemps, gracieuse, se pose, petite queue sautillante, elle inspecte à même le sol.
Soudain, alerte! cris! poursuites! une buse qui passe. Dans l'instant, c'est la panique, les fagnes sont désertées, là haut, quelques courageuses poursuivent l'intrus qui s'échappe en plongeant, sans grand mal.
Devant moi, je ne l'avais pas vu avant, un petit faucon crécerelle reprend son vol, il est bredouille, un moment il se prend pour le saint esprit, il vole sur place, puis disparaît.
Le calme revient, à nouveau les hirondelles, elles volent plus haut, demain il fera encore beau. Tant mieux, c'est dimanche. Je m'assieds dans les herbes et attends d'autres événements. et je me rappelle. Hier, sur une branche morte de prunellier sauvage, quatre jeunes hirondelles se faisaient encore nourrir par leurs parents, et elles aussi, toutes immatures, pensai-je, se sont égaillées dans le ciel en un instant, une autre buse fondant sur elles, et sur moi, qui étais au pied de l'arbre. Déjà, ces petites avaient l'instinct du danger, comme ces petits faisandeaux qui par petits cris de repère rejoignaient leur mère qui les appelait dans la roselière d'en face.
Je lève les yeux de mon écritoire , la buse repasse au dessus de la becque, attention, les enfants, cachez vous bien...
C'est rassurant de voir ce nombre d'hirondelles, plusieurs dizaines venues des alentours, c'est pourquoi j'ai écrit ce petit moment de sauvagine.

3 commentaires:

  1. jolie histoire, toujours si bien racontée...

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  2. c'est aussi un conte pour adultes restés des enfants ... trop beau ! Monique

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